Écran LCD, Paris, 2018

Recherche sur notre rapport actuel à l'image photographique

« Le besoin de voir la réalité confirmée et le vécu exalté par des photos constitue un mode de consommation esthétique dont personne aujourd'hui n'est capable de se passer. Les sociétés industrielles font de leurs membres des camés dont l'image est la drogue ; c'est la puissante forme de pollution mentale. »

 

L'expérience politique de l'art: Retour sur la définition de l'art engagé, Daniel Vander Gucht

Écran LCD Paris 2018 Léo Derivot Photographe

Cette série traite de l'évolution de notre rapport à l'image photographique suite à notre immersion dans un monde de plus en plus virtuel, dématérialisé.

 

De nos jours, nous n'accordons que quelques dixièmes de secondes à des productions qui défilent sur un fil d'actualité impalpable.

 

Nous sommes perpétuellement en quête d'une nouvelle image qui nous entrainera à en découvrir une autre et ainsi de suite. On s'insère alors dans une sorte de boulimie visuelle, nous demeurons insatisfaits.

 

Ce rapport à l'image a entrainé un changement fondamental dans notre manière d'appréhender notre environnement. Nous n'accordons plus de temps aux paysages qui nous entourent pas plus qu'à l'humain que nous croisons chaque jour sans réellement le voir.

 

Je cherche à montrer à l'Homme consumériste contemporain que les productions plastiques doivent se savourer et que pour cela il faut leur accorder du temps.

 

 

Le spectateur doit se laisser porter par l'image afin d'y plonger pleinement et de s'en imprégner. Une photographie prise en un millième de seconde peut souvent demander plusieurs minutes avant d'être finement analysée, comprise et surtout appréciée.

 

Photographies tous droits réservés, Léo Derivot